Mon parcours : quand une passion devient une vocation
Chaque entreprise possède une histoire.
Derrière Académie BEL Formation Professionnelle, il y a avant tout un parcours de vie, des choix, des défis, des rencontres et une passion qui m’accompagne depuis mon enfance.
Si vous me demandez aujourd’hui si j’ai toujours voulu devenir formatrice ou fonder une académie, la réponse est non.
Rien ne laissait présager que mon chemin me conduirait un jour à créer Académie BEL. Pourtant, lorsque je regarde en arrière, je réalise que chacune des étapes de ma vie m’a apporté quelque chose et m’a menée, à sa façon, vers ce que je fais aujourd’hui.
Des racines entrepreneuriales
J’ai grandi enfant unique, auprès de parents entrepreneurs.
Très jeune, j’ai donc été exposée à la réalité de l’entrepreneuriat : le travail, les responsabilités, les défis, mais aussi la satisfaction de bâtir quelque chose qui nous appartient.
Sans vraiment m’en rendre compte, j’ai grandi avec des valeurs comme la persévérance, le sens des responsabilités et l’importance du travail bien fait.
À cette époque, je ne savais évidemment pas encore que cette influence allait un jour prendre tout son sens dans mon propre parcours.
Une passion née à 12 ans
Aussi loin que je me souvienne, les ongles m’ont toujours fascinée.
Dès l’âge de 12 ans, j’aimais faire mes propres ongles, essayer différentes couleurs et prendre le temps de les embellir.
Mais je le faisais uniquement pour moi.
Je ne pensais pas en faire pour d’autres personnes. Je ne rêvais pas d’ouvrir un salon et encore moins de devenir un jour formatrice.
C’était simplement quelque chose que j’aimais faire.
Avec le recul, je trouve particulier de constater que cette passion était déjà présente aussi jeune, bien avant que je puisse imaginer la place qu’elle allait un jour prendre dans ma vie.
Une expérience qui m’a transformée
Après mes études secondaires, ma vie m’a menée bien loin de ce que j’avais connu jusque-là.
Je suis partie vivre à Acapulco, au Mexique, où j’ai passé 10 années de ma vie.
Dix ans, ce n’est pas simplement un voyage ou une expérience à l’étranger. J’y ai véritablement construit une partie de ma vie, découvert une autre culture et appris à m’adapter à une réalité complètement différente.
C’est également durant ces années que j’ai appris l’espagnol, qui s’est ajouté au français ainsi qu’à l’anglais que j’avais appris tout au long de mon parcours scolaire.
Aujourd’hui, le fait de pouvoir communiquer dans trois langues — français, anglais et espagnol — me permet d’échanger et d’enseigner auprès de personnes provenant de différents horizons.
Cette ouverture sur les autres, les cultures et les différentes façons de faire allait d’ailleurs prendre encore plus de sens quelques années plus tard lorsque mon parcours m’amènerait à rencontrer des professionnels de l’industrie provenant de différents pays.
Le retour au Québec
Après 10 années passées au Mexique, je suis revenue au Québec et ma vie professionnelle m’a menée dans le milieu bancaire, où j’ai travaillé pendant plus de 13 ans.
Ces années ont représenté une partie importante de ma carrière. J’y ai développé la rigueur, le service à la clientèle, l’organisation, le sens des responsabilités et une capacité à m’adapter à différentes personnes et situations.
Après avoir quitté le milieu bancaire, j’ai également occupé un poste de superviseure pour une chaîne de magasins de chaussures.
Cette expérience m’a permis de développer davantage mon côté gestionnaire : superviser une équipe, travailler avec différentes personnalités, gérer des responsabilités et trouver des solutions aux situations qui se présentaient.
Encore une fois, je ne savais pas à ce moment-là que toutes ces expériences allaient éventuellement me servir lorsque viendrait le temps de bâtir ma propre entreprise.
Et pendant ce temps, une passion présente depuis mon enfance prenait tranquillement de plus en plus de place dans ma vie : les ongles.
Le début d’une nouvelle aventure
C’est au cours de cette période de ma vie que j’ai décidé d’aller plus loin dans cette passion et de suivre ma première formation professionnelle en pose d’ongles.
C’était il y a maintenant plus de 22 ans.
Je n’avais pas comme objectif de tout quitter pour en faire immédiatement une carrière. J’ai commencé progressivement, en développant une clientèle à temps partiel.
De fil en aiguille, cette clientèle s’est développée. Plus je pratiquais, plus j’apprenais et plus je réalisais que ce domaine occupait une place importante dans ma vie.
Puis une nouvelle occasion s’est présentée.
On m’a offert un poste de formatrice au sein d’un distributeur reconnu dans l’industrie de l’onglerie.
Cette opportunité allait marquer un véritable tournant dans mon parcours.
J’ai découvert que ma passion ne se limitait pas à pratiquer mon métier : j’aimais transmettre mes connaissances, expliquer, accompagner et voir les autres progresser.
C’est à partir de ce moment que l’enseignement a commencé à prendre une place centrale dans ma vie professionnelle.
Une ouverture sur l’industrie internationale
Mon travail comme formatrice m’a ouvert les portes d’un univers beaucoup plus vaste que celui que je connaissais jusque-là.
Il m’a permis de rencontrer et de côtoyer des professionnels de l’industrie des ongles provenant de différents pays, dont plusieurs étaient reconnus dans leur domaine.
J’ai également eu l’occasion de me déplacer aux États-Unis pour suivre des formations auprès de différentes marques et de fabricants professionnels.
Ces expériences m’ont permis d’approfondir mes connaissances, de découvrir de nouvelles techniques et surtout de mieux comprendre les produits, leur fonctionnement et l’évolution constante de notre industrie.
Au fil de ces collaborations, j’ai également eu le privilège de devenir ambassadrice pour certaines de ces compagnies.
Mais pour moi, acquérir toutes ces connaissances n’avait de valeur que si je pouvais ensuite les transmettre.
Tout ce que j’apprenais venait enrichir ma façon d’enseigner et me permettait de ramener auprès de mes élèves des connaissances et des techniques toujours plus actuelles.
C’est durant ces années que ma vision de la formation a réellement commencé à se définir : ne pas simplement enseigner une technique, mais comprendre ce que l’on fait, pourquoi on le fait et transmettre un savoir qui évolue avec l’industrie.
Le moment de faire un choix
À l’aube de mes 50 ans, je me suis retrouvée à une étape importante de ma vie professionnelle.
Même si j’avais de bonnes conditions de travail et beaucoup de latitude dans mon rôle, je ne m’y sentais plus pleinement épanouie.
Avec les années et toute l’expérience acquise comme formatrice, je savais de plus en plus clairement ce que je voulais offrir à mes élèves : le type d’enseignement, d’encadrement et d’accompagnement que moi-même, comme élève, j’aurais aimé recevoir.
Mais lorsqu’on est employée, même avec beaucoup d’autonomie, certaines décisions ne nous appartiennent pas. Il y a une structure à respecter et des limites à ce que l’on peut mettre en place.
Je me suis donc mise à réfléchir sérieusement à la suite.
Qu’est-ce que je voulais réellement faire?
Est-ce que j’étais prête à changer de direction après toutes ces années?
C’est à ce moment que Bianca m’a lancé une idée toute simple :
« Maman, tu pourrais partir ta propre académie. »
L’idée était belle… mais elle me faisait peur.
Ayant été mère monoparentale de deux enfants, la sécurité financière avait toujours occupé une place très importante dans mes décisions.
Quitter un revenu sécurisant pour démarrer ma propre académie représentait donc, pour moi, un véritable saut dans l’inconnu.
Et pourtant, cette petite phrase de Bianca avait semé quelque chose.
D’une idée à un véritable projet
Bianca et moi avions des forces différentes, mais surtout très complémentaires.
Grâce à son parcours d’études, elle avait un côté davantage analytique et stratégique, alors que de mon côté, j’avais l’expérience du terrain, de l’industrie et de la formation.
Lorsque l’idée de créer ma propre académie est devenue sérieuse, nous avons commencé à analyser ensemble toutes les possibilités.
Devions-nous louer un local? Était-il préférable d’aménager une partie de la maison? Quels travaux seraient nécessaires pour transformer le sous-sol en espace professionnel consacré à l’esthétique et à la formation?
Il fallait également penser à la publicité, au site Internet, à notre image, au logo et à tout ce que représente le démarrage d’une nouvelle entreprise.
Nous avons cherché des personnes pour nous accompagner dans les domaines que nous connaissions moins.
Tout n’a pas fonctionné comme prévu.
Malgré nos recherches, nous n’avons pas toujours choisi les bonnes personnes. Nous avons parfois investi de l’argent sans obtenir les résultats espérés. Nous avons dû recommencer certaines choses et apprendre de nos erreurs.
Mais nous avons continué.
À travers tout cela, nos deux têtes travaillaient constamment ensemble. Bianca analysait, je réfléchissais à ce que je voulais réellement offrir comme formatrice, puis nous ajustions le projet.
Petit à petit, ce qui n’était au départ qu’une idée commençait à prendre forme.
Pourquoi le nom BEL?
Il fallait maintenant donner une identité à cette nouvelle entreprise.
Créer un logo, définir notre image et surtout… trouver un nom.
Nous avons réfléchi à différentes possibilités sans réellement trouver quelque chose qui avait une signification suffisamment forte à mes yeux.
Puis un jour, Bianca a eu une idée.
Elle a réuni les initiales de nos trois prénoms :
B pour Bianca
E pour Éric, mon fils
L pour Lyne
BEL.
Elle m’a alors fait remarquer quelque chose de très simple : mes enfants avaient toujours occupé une place extrêmement importante dans ma vie et ce nom représentait parfaitement ce qui comptait pour moi.
Après toutes nos recherches, le nom était finalement là depuis le début.
Académie BEL.
Ce n’était pas simplement le nom d’une entreprise. Il réunissait mes deux enfants et moi dans un projet qui représentait une nouvelle étape de ma vie.
Et c’est ainsi qu’en 2017, Académie BEL Formation Professionnelle a commencé son histoire.
Les débuts : apprendre à croire en mon projet… et en moi
Créer Académie BEL était une chose. La faire connaître et réussir à en vivre en était une autre.
Les débuts n’ont pas été faciles.
Les clientes et les élèves ne sont évidemment pas arrivées du jour au lendemain. Il y a eu des périodes tranquilles, beaucoup de questionnements et des moments où je me suis demandé si j’avais pris la bonne décision.
Je me demandais notamment si mes prix étaient trop élevés et s’il fallait les diminuer pour attirer davantage de clientèle.
Dans ces moments-là, Bianca me ramenait souvent à l’essentiel.
Elle me rappelait mon expérience, mes connaissances, toutes les années consacrées à me perfectionner et surtout la qualité des formations que j’étais capable d’offrir.
Elle m’a aussi amenée à réfléchir à une question importante :
Quel type d’élèves est-ce que je veux réellement former?
Je ne voulais pas attirer des personnes uniquement parce que j’offrais le prix le plus bas.
Je voulais former des gens qui, comme moi, avaient réellement envie d’apprendre. Des personnes prêtes à investir du temps, à pratiquer, à poser des questions, à accepter les corrections et à mettre les efforts nécessaires pour développer leur métier.
Il y a eu des imprévus, des décisions à revoir, des périodes où tout avançait rapidement et d’autres où j’avais l’impression de faire du surplace.
Mais plus Académie BEL grandissait, plus j’apprenais moi aussi à me faire confiance, à reconnaître la valeur de mon expérience et surtout celle de mes connaissances.
J’apprenais à devenir entrepreneure tout en restant profondément formatrice.
Une façon d’enseigner qui me ressemble
Depuis le début, je n’ai jamais considéré qu’une formation était quelque chose de figé.
Je retravaille régulièrement mes manuels et mes formations. J’analyse les produits, j’effectue des recherches, je teste, je mets à jour certaines notions et j’ajuste le contenu lorsque l’évolution de l’industrie le demande.
Je veux que mes élèves comprennent non seulement comment réaliser une technique, mais aussi pourquoi elles la réalisent de cette façon.
Mais avec l’expérience, j’ai également compris qu’une formation complète ne repose pas uniquement sur son contenu.
Chaque élève est différente.
Certaines apprennent rapidement en regardant une démonstration. D’autres ont besoin qu’on leur explique une technique autrement, qu’on la répète ou qu’on leur laisse davantage de temps pour la maîtriser.
J’ai toujours eu cette facilité à m’adapter aux différentes personnalités et aux différentes façons d’apprendre.
C’est également pour cette raison que j’offre, lorsque c’est possible, des horaires personnalisés et adaptés à la réalité de mes élèves.
Tout le monde n’a pas le même emploi du temps, les mêmes obligations ni le même rythme d’apprentissage.
Chaque élève est avant tout une personne
Pour moi, une élève ne représente pas simplement une inscription ou un revenu.
C’est une personne.
Une personne qui arrive avec son histoire, ses objectifs, ses inquiétudes, ses forces et ses difficultés.
Former quelqu’un demande donc beaucoup plus que de lui montrer une technique. Cela demande de l’écoute, de la patience, de l’adaptation et parfois beaucoup de répétition.
Je donne énormément de moi-même dans mes formations parce que je veux que chaque élève reparte avec de véritables connaissances, mais également avec davantage de confiance en ses capacités.
Je ne peux pas faire le travail à sa place. La pratique, les efforts et la persévérance lui appartiennent.
De mon côté, je peux lui offrir les outils, les connaissances et l’accompagnement nécessaires pour lui permettre d’avancer.
C’est finalement l’une des principales raisons pour lesquelles j’avais voulu créer ma propre académie : avoir la liberté d’enseigner de la façon dont je croyais profondément qu’une élève méritait d’être accompagnée.
Une expertise qui ouvre de nouvelles portes
Au fil des années, le développement d’Académie BEL m’a également amenée vers de nouvelles collaborations dans l’industrie.
En 2022, le Groupe CBON m’a approchée afin que je participe à la création et au développement de sa division consacrée aux ongles.
J’ai également été invitée par l’APESEQ à participer à un comité consacré au secteur des ongles, notamment afin de contribuer aux réflexions entourant l’évolution des standards de formation et des pratiques professionnelles.
Ces expériences m’ont permis de mettre à contribution ce que j’avais appris sur le terrain et auprès de mes élèves, tout en continuant moi-même à échanger et à apprendre auprès d’autres professionnels de l’industrie.
Le partenariat avec Summum Beauté
Une autre étape importante du parcours d’Académie BEL a été la rencontre avec Summum Beauté.
L’entreprise est venue vers moi afin que l’Académie BEL prenne en charge son volet de formations professionnelles.
Ce partenariat a permis de réunir nos expertises et d’ouvrir une nouvelle avenue pour Académie BEL.
Par la suite, cette collaboration m’a également permis de développer davantage le marché de la formation dans la région de Québec, où j’enseigne maintenant dans les locaux de Summum Beauté.
Peu importe l’endroit où la formation est donnée, je tiens toutefois à conserver la même approche, les mêmes standards et le même accompagnement qui définissent Académie BEL depuis ses débuts.
Continuer d’apprendre pour continuer de transmettre
Malgré toutes ces années d’expérience, je ne considère jamais que j’ai terminé d’apprendre.
Encore en 2025, je me suis rendue en Californie chez Cuccio afin de poursuivre mon perfectionnement directement auprès de professionnels et de fabricants de l’industrie.
Plus de 22 ans après ma première formation, je continue donc moi aussi à me retrouver dans la position de l’élève : observer, questionner, apprendre et échanger.
Parce qu’au bout du compte, ce que j’apprends finit toujours par revenir au même endroit : dans mes formations et auprès de mes élèves.
Continuer à grandir sans perdre ce qui nous définit
Lorsque je regarde le chemin parcouru depuis 2017, je ressens énormément de fierté.
Mais mon parcours n’est certainement pas terminé.
J’ai encore des projets, des idées et cette même envie de faire évoluer Académie BEL.
Mon objectif n’est pas de devenir la plus grande académie à tout prix.
Je veux bâtir une académie dont le nom a une valeur.
Je veux que lorsqu’une personne entend Académie BEL, elle pense à la qualité de la formation, à des connaissances solides, à un enseignement professionnel, mais également à l’écoute, à la patience et à l’accompagnement.
Je souhaite qu’Académie BEL devienne une académie recherchée, non pas simplement parce qu’elle offre des formations, mais parce que son nom représente une façon d’enseigner et un niveau de qualité auxquels les gens peuvent faire confiance.
Je veux continuer à apprendre, à améliorer mes formations et à faire évoluer Académie BEL sans jamais perdre ce qui est à l’origine de sa création.
Parce que grandir ne signifie pas perdre son identité.
Peu importe jusqu’où Académie BEL ira, je veux conserver ce qui a toujours été essentiel pour moi : prendre le temps d’enseigner, m’adapter à la personne devant moi et ne jamais oublier qu’avant d’être une inscription, chaque élève est une personne qui me confie une partie de son projet professionnel.
Si mon parcours peut transmettre une chose…
Lorsque j’ai commencé à faire mes propres ongles à 12 ans, je n’aurais jamais imaginé qu’un jour cette passion deviendrait mon métier.
Je n’aurais pas imaginé non plus qu’après 10 années de vie au Mexique, plus de 13 ans dans le milieu bancaire, une expérience en supervision, puis des années comme technicienne et formatrice, des formations à l’étranger et énormément de remises en question, je créerais un jour ma propre académie.
Et encore moins que je le ferais à l’approche de mes 50 ans.
J’ai longtemps eu besoin de sécurité.
J’ai eu peur de me tromper.
J’ai douté de certaines décisions et parfois de moi-même.
J’ai fait des erreurs, recommencé certaines choses et vécu autant de hauts que de bas.
Mais j’ai continué.
Avec les années, j’ai surtout appris à reconnaître la valeur de mes connaissances, de mon expérience et de ce que je pouvais transmettre aux autres.
Alors, si mon parcours peut laisser un message à quelqu’un qui hésite aujourd’hui à poursuivre un projet, ce serait celui-ci :
Il n’est jamais trop tard pour croire davantage en soi, apprendre, évoluer et donner une chance à un projet qui nous tient réellement à cœur.
Académie BEL continue de grandir.
Et moi aussi.
Lyne Bouchard
Fondatrice et formatrice – Académie BEL Formation Professionnelle